Régulation AMF et Cysec

Régulation AMF et Cysec
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Une régulation nationale des options binaires

L’AMF et la Banque de France délivrent, depuis 2012, des autorisations d’exercer aux courtiers d’option binaire. L’AMF, organe officiel chargé de contrôler les activités financières, intervient dans ce cadre pour réguler l’activité de trading en ligne. Cet organisme est plus tourné vers l’épargnant. En effet, il lui dispense des conseils et des informations sur le fonctionnement des marchés financiers. Il peut, aussi, sanctionner. L’AMF publie, périodiquement, une liste des brokers n’ayant pas les autorisations nécessaires pour exercer.

amf option binaire

Les autorités de régulation

La Cysec : quand l’Europe régule

La Cysec est l’organisme officiel de régulation des activités financières de l’île de Chypre. C’est en 2012 que la Cysec décide de créer un cadre régulé pour les options binaires. Les opérateurs avaient, à ce moment, six mois pour se conformer à la législation de l’île. Le broker régulé a l’obligation de mettre en place un système de comptes ségrégués pour ses clients.

La méthode des comptes ségrégués a pour avantage de séparer les fonds des différents clients. Cela leur permettra, notamment, de récupérer leur épargne en cas de liquidation, c’est-à-dire que l’entreprise ne pourra pas utiliser l’argent des clients pour rembourser ses propres dettes. En outre, le broker d’option binaire doit déposer 125000 € dans un compte bloqué. Le broker régulé accepte de subir une batterie de contrôles, y compris le contrôle du logiciel de trading utilisé. Étant donnée la forte proportion de courtiers ayant leurs sièges à Chypre, les autorités de l’île sont les seules admises à délivrer une licence européenne.

Et les brokers non régulés ?

Un broker non régulé n’est pas, forcément, un arnaqueur. Cependant, y ouvrir un compte expose l’épargnant à plusieurs risques, dont trois principales.
– L’investisseur n’est pas protégé légalement : si la législation a évolué vers plus de régulation c’est parce que la plupart des clients se retrouvait démunie en cas d’escroquerie. Il n’existe aucun recours légal possible lorsque l’opérateur n’est pas régulé et cela d’autant plus qu’il a son siège dans un paradis fiscal.
– le risque de contrepartie : c’est quand le broker s’empare des fonds ou des gains de l’épargnant.
– le risque de retard de paiement : cette pratique, faite par des courtiers malhonnêtes, consiste à rendre difficile et long le retrait des gains de l’épargnant. Souvent, le broker fait miroiter au client d’hypothétiques “coups sûrs” pour l’inciter à remiser son argent.